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effet boomerang une analyse holocauste esprit de Munich

...
Nous avons compris ?

L'effet boomerang (les grands fléaux fils des petits raisonnements)

Extrait Assedic Blues, Bureaucrate ou Quelques centaines de francs par mois
ebook  assedic 3

Les trains passaient. L'holocauste. Comment ont-ils pu laisser faire ça ? "C'était la débâcle", répondent celles et ceux qui regardaient les trains, ils n'y pouvaient rien, ils voulaient d'abord sauver leur propre peau, surtout ne pas attirer les représailles sur leur région, leur famille...
La machine d'exterminations tourna à plein régime et, sans le débarquement américain De Gaulle aurait longtemps pu animer des émissions pirates peu écoutées. Personne ne voyait comment stopper le führer. Et pourtant, qui était Hitler le 30 janvier 1933 ? Pas grand chose, un cancre, le leader d'un parti nationaliste en net recul lors du dernier suffrage, après certes une foudroyante percée néanmoins loin de la majorité (qu'il n'atteindra jamais). Et son programme, Mein Kampf, annonçait l'horreur finale.
Pourtant en 1933, dans une Allemagne à 6 000 000 de chômeurs, politiquement instable, Hitler s'installe tranquillement. Il a suffi qu'il rassure tout le monde pour que tout le monde lui fasse confiance. Pourquoi les grandes puissances ont-elles laissé faire ? Pour les affaires ! Qu'avec l'ordre l'Allemagne retrouve une utile prospérité ; la Grande-Bretagne voulait un partenaire commercial qui ne cède pas au "bolchevisme", la France obtenir les "réparations 14-18", l'Amérique placer ses capitaux.

En 1933, pour les affaires, Hitler sut apparaître mieux que le désordre, l'insécurité (troubles en partie orchestrés par la S.A.).
De plus il arrivait au pouvoir légalement, allié aux forces conservatrices et monarchistes, de plus il semblait encadré par des membres des précédents gouvernements (qui croyaient justement ainsi le récupérer), de plus il avait proclamé sa volonté de paix, son attachement aux droits de toutes les minorités.
Cet Hitler avait un seul talent : savoir parler, exprimer les angoisses, décrire la misère et ainsi manipula les foules, berna l'Allemagne pour passer sa patte grise dans l'entrebâillement du pouvoir. Ensuite il continue "légalement", adapte la Constitution à ses haines, récupère les symboles (1er mai), abolit les droits individuels... En moins d'un an le totalitarisme est installé.

Et quand il s'essaye belliqueux, 1936, Munich, en face la frilosité, les petits raisonnements triomphent encore, il peut donc encore avancer des pions. Finalement, quand il se sent le plus fort, il revient à son objectif initial : la guerre.

Après 1945, la lâcheté, l'esprit de Munich des "aveugles" sont fustigés, l'ignoble mécanique disséquée. Plus jamais ça !
Le monde jure qu'on ne l'y reprendra plus. Oui la haine jamais n'est rassasiée par quelques en-cas. "Longtemps" les Français jureront que jamais plus ils ne laisseraient la haine contaminer un pays voisin... encore moins l'Hexagone. Et pourtant !

Oui, nous avons compris, et dans tous les domaines cette leçon fera référence. Terminés les mesquins sophismes. Nous vérifierons si les paroles engagent les actes. Nous nous méfierons des beaux discours, des manipulateurs. Nous contrôlerons tous les pouvoirs. Nous réfléchirons toujours aux conséquences à long terme. Nous réagirons avant les drames...
Et pourtant encore, depuis se sont multipliés les "grands fléaux modernes", des petits problèmes laissés enfler par lâcheté, je-m'en-foutisme et surtout cupidité.
L'effet boomerang est impitoyable. Partout et toujours.
Pour mieux contrôler les hommes, d'autres hommes les ont sédentarisés, puis regroupés sous le bon prétexte économique. Le "progrès" a accéléré le mouvement. Les villes implosent, les campagnes se désertifient. Pour parquer les gens, ne pas les mélanger aux notables du "centre ville", des ensembles H.L.M fleurirent à la périphérie des grandes cités : les banlieues flambent.
Quand des agriculteurs puis des ouvriers puis des employés furent confrontés à l'impossibilité d'exercer leur métier, les sommités pavanèrent, c'était "le progrès", le prix de la compétitivité, il fallait être performant, gloire aux diplômes. Puis les cadres tombèrent de leur piédestal. Le chômage n'épargne personne !
Au début des années 80, le sida est glorifié par ceux qui lui octroient une allure divine destinée à supprimer les "déviants", homosexuels et toxicomanes. Ensuite du sang contaminé est distribué. Des responsables n'ont pas voulu perdre l'argent de ce commerce. Comment ont-ils osé ! Mais la logique financière perdure : l'occident peut se protéger et bénéficie des dernières thérapies, l'Afrique, l'Asie et l'ex-bloc de l'Est, non.
Depuis longtemps le système de production agricole prenait les consommateurs pour des cochons de payants : comment obtenir le plus de viande possible à un moindre coût : hormones, élevages en batterie, alimentation chimique, récupération de restes...
Certains savaient depuis des décennies : l'amiante c'est la mort. Mais il y avait un gigantesque marché, une technologie reconnue, le lobby industriel veilla. Plutôt sacrifier des employés qu'égratigner la rentabilité. Le pays étant amianté, le secteur a d'autres débouchés : "les chantiers de déflocage". Et les cyniques bénéficièrent d'un délai après la décision d'interdiction... pour exporter leurs stocks. Ne surtout pas perdre d'argent !

Nous avons péché par manque de précautions, nous ne savions pas, se défendent les accusés. Ils savaient, ils ont agi pour du fric, du pouvoir, et peu importait le risque social, les autres. Homicide par imprudence classent souvent les tribunaux.

Des personnalités prétendent avoir érigé des verrous : des scandales comme le sang contaminé, la vache folle, l'amiante ne se reproduiront plus ; pourtant les poissons survivent dans des eaux poubelles, la viande des étals n'a toujours pas retrouvé son goût naturel, nitrates, lisiers, engrais gagnent subrepticement la nappe phréatique, des milliers de km2 sont contaminés par des déchets indestructibles à la "durée de vie" estimée à 10 000 ans (déjà les pauvres condamnés à vivre à leur proximité développent les suites logiques des radiations, mutations génétiques, pieds atrophiés, jambes déformées, problèmes psychiatriques), des enfants sont placés devant des télévisions sans qu'on sache la réaction d'un cerveau témoin de milliers de meurtres, viols, agressions, l'automobile et l'industrie asphyxient... L'Homme n'est toujours pas au centre des préoccupations, le profit passe encore et toujours avant. Les fascistes savent encourager cette dérive et recueillir les rancœurs.




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