Naître Jean-Luc Petit...  Devenir écrivain malgré les mauvaises cartes en main...
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jean-luc petit

La politique française en 1997 des notes sans médiatisation

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sur la la déréglementation les libéraux et les égoïstes

Fragments de politique

Extrait Assedic Blues, Bureaucrate ou Quelques centaines de francs par mois (1997 disponible désormais en ebook)
ebook  assedic 3


Apparence de contradiction : les libéraux, chantres de la déréglementation (le reaganisme, le thatchérisme, le chiraco-madelino-balladurisme de 86 à 88), virent aux tentations protectionnistes. Logique ! L'égoïste, en période de domination, prône le libéralisme sauvage : on écrase les autres (Afrique, Asie) ; l'égoïste, quand se développent des états défavorisés, avance le protectionnisme : on se replie, on veut geler la situation.
Constante : les "libéraux" sont des égoïstes enivrés d'argent.

Karl Marx avait prédit la fin du capitalisme sécrétant son propre poison. En 1929 on crut cette prédiction réalisée, depuis on ne veut retenir que la récupération dictatoriale soviétique.

Trop de personnalités qui se prétendent de gauche, agissent avec des idées traditionnellement étiquetées à droite. Comme si l'argent, naguère suspect, était désormais au-dessus des partis.

Novembre 1995 : finie la guerre. C'est la paix. Paix du vainqueur. Comme en 1919. Des bourreaux plastronnent aux tables de "négociations".

Quand un parti exalte le profit, il est peu surprenant que ses élus utilisent la politique pour se constituer un patrimoine et s'assurer un rutilant train de vie.
Mais il n'y a pas que les élus magouilleurs engraissés par "le financement occulte des partis" : pensons aux responsables qui truquaient la comptabilité de leur société pour offrir des valises aux véreux. Quel corrupteur osera prétendre ne s'être jamais servi ?
Bien sûr quelques boucs émissaires trop ambitieux furent jetés en pâture au peuple mais une justice vraiment indépendante enverrait derrière les barreaux celles et ceux qui indûment se sont enrichis.
Peu importe le séisme sur "l'économie nationale". De toute manière officiellement l'immobilier est déjà en crise...

"Toute politique qui ne donne pas à rêver est condamnée"
Général De Gaulle
"Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent"
Charles Pasqua

Pour lutter contre l'extrême-droite, les socialistes ont sorti de leur pochette monsieur plus : il sait parler aux jeunes, a du charme, du charisme, réussit en tout, fait rêver, passe merveilleusement bien à la télé... Certes d'aucuns le disaient capitaliste, truqueur, arriviste, bluffeur comme pas un, néanmoins il fut intronisé Ministre. Socialistes, réfléchissez, croyez aux idées, ne tombez plus dans le piège du paraître. De l'audace ! De l'imagination. Des convictions.

1995. Campagne présidentielle. C'est toujours un climat malsain qui arme le bras des assassins.

Le protectionnisme ? Si nous stoppons les importations à bas prix, par rétorsion légitime, et absence de devises, les pays en voie de développement et croissance rapide refuseront nos produits. La France, quatrième puissance exportatrice mondiale, avec un quart de sa population active dans les secteurs en relation avec l'étranger, ne pourrait le supporter.
Eh alors ! Nous produirons ce que nous n'importerons plus, vocifèrent les camelots du chaos.
Certes, le créneau des produits "en concurrence déloyale avec les régions à faible coût salarial" prospéreraient mais, fortement automatisés et à faible valeur ajoutée, ils embaucheraient peu. Le chômage augmenterait donc. Et les moins fortunés d'entre nous ne pourraient acquérir cette production tricolore dont le prix de revient aurait multiplié celui de vente. Le bien-être régresserait dans une infernale spirale de récession... terreau propice au nationalisme, à la haine envers les minorités puis les pays voisins.
Ceux qui cherchent à vendre le protectionnisme ont une mauvaise idée derrière la tête. Les extrémistes excellent dans l'ignominie du conditionnement et de la récupération des déboussolés.

Grands travaux de printemps 1997 : le gouvernement Juppé au chevet d'une profession en colère. Les footballeurs ! Ils prétendent payer injustement impôts et charges sociales, et exigent un paradis fiscal. La France cesserait d'être un grand et beau pays sans ces vedettes ! Des petits robots tellement uniformisés que sauf erreur d'arbitrage la majorité des compétitions s'achèvent aux tirs aux buts, proclamés artistes ! Quel mépris de l'art.



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