Naître Jean-Luc Petit...  Devenir écrivain malgré les mauvaises cartes en main...
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Ecrire... un peu raconter sa vie
la blessure, dissimulée vécu vivre en ascète



J'ai dissimulé la blessure, vécu en ascète, par honte. Dévoiler ta présence-absence me semblait fou, il fallait dresser la tête, se dire fort. Surtout ne jamais pleurer en public.

J'ai brisé un mythe en décrétant l'arrêt du jeu, en avouant le noyau noir, le ver au coeur du fruit auquel on conférait une saveur exotique...
Arthur a déçu, dégoûté mais s'est retrouvé. Arthur a des sueurs froides quand il se retourne, années gâchées à souhaiter se retrouver à la une, simplement pour une princesse...

L'impression d'exister sur les planches, les planches sont l'avenir de l'homme...
Fuite où tu sembles dominer le monde sans la conscience de perdre l'essentiel...
Sourires forcés, forcément plaisants... pas Moi, pas du coeur, il faut savoir dire NON.
Non aux pouvoirs corrompus,
Non aux mots usés,
Non aux idées spécieuses,
Non aux sentiments avachis,
Non à la facilité et à l'assistanat,
Non aux jours vides,
Non à la dictature des rides et du paraître,
Non aux requins et à leur faciès avenant,
Non à la poésie de quatre sous,
Non aux coteries des aigris,
Non aux Amours censurés...
Pourquoi ai-je attendu si longtemps à me reprendre en main. Ecrire à soi, si ça intéresse tant mieux, avouer, tout avouer, si ça aide, tant mieux...
Même si la vérité engendre la solitude, elle vaut bien plus que les mensonges qu'on se force à croire avant de distiller aux autres.

Ils louangeaient mon attitude, tels les lèches bottes d'un président directeur général, demi-Dieu, entraînant un groupe à l'implosion; manquaient-ils de courage ou croyaient-ils à mes habits de lumière.
N'auraient-ils pas pu me signaler l'orgueil et l'égocentrisme d'une telle démarche. Mi-aigri, mi-égoïste, fier et revanchard. Ainsi, avec plaisir, j'observais le frémissement des serveuses dès mon entrée au restaurant, jouant du pouvoir de l'image, faux
Sage écoutant le silence du téléphone.

Je ne peux les blâmer, tant de citoyens refusent les critiques, préférant les oeillères au gouffre...
Habitués aux rapports de force entre les êtres, où dire c'est écraser, nous nions l'essentiel :
Quel service, quel acte d'Amour, de montrer l'erreur... à son prochain !

Si on souhaite revivre, commençons par nous connaître. Nous isoler pour mieux nous envoler comme le conseille l'analyse des textes du poète.
Rarement un miracle résout le labyrinthe.
Heureusement la pureté d'action permit de ne pas agrandir la plaie.

J'y ai mis le temps mais à l'heure où d'autres comptent les années qu'il leur reste à tirer avant la retraite, attendent la mort avec quelques remords en se répétant c'est ainsi, une nouvelle vie m'accueille.

Et toi, que deviens-tu ? Te souviens-tu ? As-tu abdiqué, considérant l'Amour trop compliqué ou as-tu revendiqué ton droit à la différence ?
Sais-tu dire non à ta mère, à ta soeur ? As-tu trouvé mieux ailleurs ?




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