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Subsister un poéme qui cherchait une issue quand des portes sont fermées Subsister Ne rien demander Pas pour exister Ne plus s’exprimer Le film le regarder Pourquoi déprimer En cage se consumer Puisque nos bébés primés S’envoleront en fumée Subsister Sans chercher la morale Simplement sourire Heureux d’y assister Après la jouissance bilatérale La satisfaction du délire Et je la côtoie En souvenir de toi Elle me prend la main Me montre l’éternel chemin Je commence à comprendre Pourquoi son visage les dérange Je me laisse surprendre A l’aimer en rêves étranges Mais elle n’a pas besoin de moi Elle est déjà reine dans l’au-delà Des touristes viennent la remuer C’est pas vrai ! ce pays paumé Faudrait tous les assommer Elle n’ouvre pas la bouche Ils trouvent ça louche Prennent la mouche Elle se douche Imprégnée de fatalisme Forme de détachement Silence et émerveillement Prisme sans ressentiment Dans la rivière elle plonge Sur la plage s’allonge Y’aura toujours un bout de soleil Pour illuminer Son réveil Pourtant elle pleurera Quand elle me dira « KAJ TUA » « KAJ TUA » |